BANDOL : LE DOUBLE VISAGE DES PLAGES

Plage Bandol

Au-delà de son écrin de verdure, Bandol nous offre un littoral bordé de ses plages de sable et de ses criques sauvages.
Loin de n’être qu’un joli paysage, les plages constituent, avec le port, l’identité maritime de la ville.
A ce titre, elles méritent une attention particulière qui doit s’envisager dans une vision globale de la ville, de nature patrimoniale, économique et écologique.

Un profil économique et social exigeant

A Bandol commune littorale, le maire exerce la police des baignades et des activités nautiques jusqu’à 300 mètres à compter du rivage de la mer.
Il s’ensuit que le maire est responsable de la sécurité des plages et de son littoral, notamment envers leurs usagers, mais aussi de la garantie du bon état de cet environnement fragile et des eaux de baignade.

Les règlementations visent à la fois la protection des personnes, donc la canalisation de la fréquentation des plages, de plus en plus croissante, et la préservation des sites. Il en résulte de nombreux impératifs, élémentaires et règlementaires, qui s’imposent aux communes. Il en est ainsi :

  • du maintien et de la surveillance de la qualité des eaux de baignade (cf.la directive européenne « Cadre sur l’Eau ») ;
  • de la surveillance et de la sécurité des personnes dans les zones de baignade ;
  • de l’hygiène sanitaire et de la propreté des sites fréquentés ;
  • de l’intégrité structurelle géomorphologique du rivage.

Le  tout s’exerce dans les limites d’une capacité d’accueil déterminée par un territoire physique.

Ces impératifs, enjeux d’une bonne gestion, revêtent  à Bandol une mise en œuvre aléatoire, ou épisodique, voire inexistante, et sont régulièrement réclamés par les habitants. Les bienfaits de la baignade, l’eau de mer, le chant des vagues et le bleu de l’horizon représentent une demande autant intime que sociale.

Qu’elles soient de sable fin, de galet ou des promontoires rocheux, les « plages » en accès à la mer sont prisées et représentent un capital important de l’économie des villes balnéaires et, à ce titre,  leur traitement doit être pris en considération. Et pourtant…

Plage Bandol

Un bilan en trompe-l’œil

L’enthousiasme de la libération des plages lors du déconfinement et la soif d’un été presque normal ne peuvent cacher certaines réalités. La gestion côtière municipale de ces dernières années laissent des plages mal entretenues (aux infrastructures délabrées), réduites (par l’érosion), dépouillées de leurs arrière-plans de verdure (Grand Vallat, plage centrale, Capelan).

La politique récente de ces espaces naturels pendant la crise révèle une gestion de la fréquentation en- dessous des enjeux sécuritaires et sanitaires.

La municipalité sortante n’a eu de cesse de faire des économies sur la sécurité de ses plages, en réduisant le temps de surveillance à la haute saison estivale, laquelle ne sera assurée pour cette saison qu’à partir des mois de juillet et août. De plus, les sauveteurs ne disposeront pas d’embarcation de sauvetage ! Les sanitaires (douches et toilettes), dont les travaux prévus à Renecros n’ont pas été réalisés à temps, n’ont pas été ouvert au public à la sortie du confinement alors que l’option d’une fréquentation statique et sa large promotion dans les médias auraient impliqué, au contraire, une hygiène et une surveillance accrues. Et finalement, au deux mois de confinement succède, après la pluie, une interdiction de baignade due au mauvais résultats des analyses sanitaires de l’eau de baignade, s’avérant non conforme aux exigences réglementaires.

Nous démarrons une saison estivale particulièrement difficile à cause de la crise de la Covid 19, qui n’a pas besoin d’une surenchère due à un manque de cohérence et d’anticipation (recrutements tardifs, faiblesse des moyens…).

Les plages, vers une économie plus douce

Les règlementations multiples et le caractère de bien public des plages exigent une gestion complexe qui ne s’improvise pas et qui nécessite dans la plupart des communes autres que Bandol un service spécifique dédié.

L’équipe de Bandol Ambitions sensible à l’exigence de la sécurité, soucieuse de l’environnement et du lien social, entend améliorer l’accessibilité de plages surveillées aux personnes à mobilité réduite afin d’obtenir le Label « Handiplage » qui pourra être gérée par une association spécialisée.

Cette équipe privilégiera une surveillance des plages, de juin à septembre, par des volontaires locaux afin de ne pas avoir à loger les saisonniers dans les salles de danse et les écoles comme actuellement.

L’équipe de Bandol Ambitions veut dynamiser ses plages, dès lors que les mesures sanitaires le permettront, avec des « Beach Evénements » associatifs comme le Beach Rugby, le Judo Tour, Beach volley, Battle de Paddle, démonstrations de voiles, de danse, ou de sauvetage par les nageurs-sauveteurs…

Les plages de Bandol, partie intégrante de la façade de Sud Sainte Baume, seront également la porte pour une pédagogie maritime à destination des scolaires ; sentier sous-marin, Aire Marine Educative, développement des jardins de la mer…

Plage Bandol

Nous avons pour volonté de répondre à l’ensemble de ces exigences et d’orienter fermement une politique cohérente tournée à nouveau vers la mer. L’identité d’une commune littorale est intrinsèquement liée à la qualité de son patrimoine côtier.

La crise récente a révélé la fragilité de notre économie, privée brutalement de notre cadre naturel, menacée potentiellement tant par les interdictions de fréquentation que par les effets déjà visibles du changement climatique. Bandol ne peut plus se permettre des économies frileuses en termes de moyens et de compétences dans sa gestion des plages et du littoral. La qualité de notre accueil littoral se doit d’être optimale pour que la ville reste compétitive face aux aléas économiques qui risquent de survenir. Nous n’avons d’autre choix que de nous améliorer. C’est notre ambition pour Bandol.

Sylvie LOGEAIS                                              Nathalie CAUNE

QUOI BANDOL ! QU’EST CE QU’ELLE A BANDOL ?

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QUOI BANDOL ! QU’EST CE QU’ELLE A BANDOL ?

Oui c’est vrai, cette phrase est tirée de la chanson de Johnny Hallyday, mais il parlait de sa « gueule » …En même temps c’est de moi et de mon visage dont je veux vous parler.
En 1594, Antoine Boyer entamait ma métamorphose, et on m’appelait « hameau de Bandol », puis « arrière-fief » en 1615.

De cette terre méconnue, l’homme fit de moi, ensuite, un endroit couru et encore plus tard un endroit à la mode. Vous m’avez modelé, vous avez créé des rues, des impasses, des traverses avec de jolis noms. Il fut un temps où j’étais belle…Oui je vous le dis !

Mon ami le soleil, qui fait miroir sur la mer, renvoie une image de moi aujourd’hui que je ne reconnais pas. Alors je suis en droit de me poser des questions et je vous en pose une à vous aussi.

QUI SUIS-JE ???

Je regarde mon visage, ce que vous appelez « la vitrine de Bandol, le front de mer » et…….je pleure. 

QU’AVEZ-VOUS FAIT DE MOI ???

Je pleure lorsque je vois ces tiges hautes que vous appelez vulgairement « palmiers » qui, par grands, vents ne cessent de dodeliner, sur ma face. Je ne vois que du vide, des bâtiments, des commerces et des petits coins de verdure que vous nommez pompeusement « parterres fleuris ».

NE VOUS AI-JE JAMAIS ENCHANTE POUR QUE VOUS CESSIEZ DE M’AIMER ???

De la verdure, des arbres oui, mais soyez plus audacieux, vous pouvez vraiment faire mieux. Donnez à mon visage des couleurs, il y a tant d’arbres fleuris qui pourraient m’embellir, Plantez des essences parfumées, de la lavande, du romarin. Enveloppez-moi de parfums qui raviront les Bandolais.

QUE VOUS AI-JE DONC FAIT POUR QUE VOUS ME DEFIGURIEZ ???

Rendez à mon visage une beauté un peu plus sauvage, rendez-moi belle en étant plus naturelle, vous mais surtout vos enfants m’aimeront davantage.
Arrêtez de me creuser pour de quelconques bâtiments inhabités une bonne partie de l’année.

QUE VOUS AI-JE DONC FAIT POUR QUE VOUS ME BETONNIEZ ???

Mon nom a résonné dans le monde entier ; même les stars venaient séjourner à Bandol. Aujourd’hui, je crois entendre de simples murmures mais ce ne sont que les bruits que font vos voitures. Vous vous êtes égarés, vous avez pris le mauvais chemin, il était pourtant joliment tracé mais vous m’avez oublié pour faire de moi un porte-monnaie d’été.

QUE DEVRAIS-JE DONC FAIRE POUR QUE VOUS ME SOIGNIEZ ???

Regardez-moi bien. Faites avec ce présent mon visage de demain, je suis prête et avec de nouveaux projets, vous arriverez à me changer, me remodeler en plus belle, plus naturelle, redonnez de l’éclat à mon visage, qu’il soit dit de toutes parts « Bandol rayonne à nouveau ».
Ayez les ambitions à hauteur de mon nom BANDOL !

Tout est à vos pieds, ma terre si fertile et convoitée, mes belles plages où vous pouvez vous baigner, mes calanques où il fait bon s’y promener, un joli port où l’on peut s’amarrer…Et mon ami le soleil qui ne cesse de briller. Je ne suis ni capricieuse, ni envieuse de mes voisines, certes je ne suis pas la plus grande mais j’ai du potentiel qu’il faut développer. Surtout ne vous oubliez pas mes Bandolais, faites qu’ensemble les ambitions pour Bandol redeviennent réalité.

Véronique PAGANO

LES VINS DE BANDOL, TRESOR ET SIGNATURE DE NOTRE VILLE


Comme nous l’avons déjà écrit, il y a une alliance tricentenaire entre les vignerons de l’appellation AOC et la ville de Bandol.

Cette alliance s’est en partie rompue lorsque l’équipe municipale en place a envisagé de vendre la Maison des Vins, entrainant ainsi l’annulation de la 38ème fête annuelle des vins.

Or, pour que Bandol puisse jouer son rôle de capitale naturelle et de vitrine de son terroir, il faut impérativement rassurer les vignerons en leur faisant savoir qu’ils trouveront auprès de la nouvelle municipalité, si nous sommes élus, l’accueil, l’aide et l’assistance qu’ils sont en droit de trouver auprès des responsables de leur ville éponyme. Bref, il faut restaurer ce bien, si précieux mais aussi si fragile, qui s’appelle la confiance.

BANDOL, CAPITALE INCONTESTEE DE L’APPELLATION

Pour que cette relation de confiance soit restaurée et que Bandol reste la capitale incontestée de l’appellation, il faut en premier lieu :

Que le projet de vendre l’immeuble de l’Œnothèque soit rapporté.
-Que la fête des vins de Bandol, évènement populaire connu et apprécié dans toute la Région Paca, soit maintenue et si possible améliorée.

Deux fêtes des vins distinctes pourraient même être envisagées :

L’une au mois de Décembre, dédiée à la découverte du millésime de l’année mais qui comporterait aussi, le même jour, une autre manifestation largement médiatisée, dédiée à la gastronomie et aux alliances gustatives entre cuisine élaborée et vins rouges de Bandol. En liaison avec les lycées hôteliers de la Région, il pourrait être organisé, grâce aux restaurateurs de Bandol, le Grand Concours gastronomique du Mourvèdre, doté de nombreux prix, qui mettrait en compétition des chefs de cuisine confirmés.

L’autre fête des vins serait organisée au Printemps et serait de nature différente. Elle consacrerait exclusivement les rosés et les blancs de Bandol, ce qui donnerait lieu à une manifestation ludique, jeune et joyeuse. Des Régates de courte durée animeraient la journée et de nombreux prix seraient attribués aux régatiers gagnants. Cette fête du Printemps associant la vigne et la mer, convenablement médiatisée, ne manquerait pas d’attirer à Bandol un large public et de devenir vite populaire.

BANDOL, VITRINE DES METIERS DE LA VIGNE ET DU VIN

Bandol, capitale éponyme de l’appellation, gagnerait également à posséder, sur son territoire, un centre de formation vini-viticole organisant des stages de tout niveau dans les métiers de la vigne et du vin.

Cette formation continue, centrée sur l’appellation Bandol, pourrait être mise en place par les professionnels, en l’espèce l’association des vins de Bandol, en liaison technique s’il le fallait avec les lycées agricoles de la Région et notamment le lycée Agricole d’Hyères. Elle s’adresserait aux professionnels de la filière mais également aux amateurs. Les stages seraient organisés dans les domaines de l’appellation et les cours pourraient être dispensés à l’œnothèque de Bandol ou dans des lieux exceptionnels de la ville, telle l’Ile de Bendor.

Ce centre de formation, alliant transmission des savoirs et découverte ludique du vin de Bandol, devrait acquérir rapidement une réputation régionale, voire nationale.

BANDOL, VILLE EUROPEENNE DU VIN

La notoriété nationale et internationale des vins de Bandol doit conduire la ville de Bandol à rejoindre les réseaux internationaux fédérant les villes et terroirs viticoles, un des moyens les plus efficaces au XXIème siècle de promouvoir son image et ses intérêts économiques.

C’est pourquoi, pour l’image de notre ville et celle de l’appellation, il nous parait important que Bandol soit présente dans de telles associations, et notamment dans les deux associations suivantes :

-« ITER VITIS » (« les chemins de la Vigne ») qui est un réseau relié au Conseil de l’Europe dont l’objet est de mettre en lumière, au travers l’espace européen, le paysage culturel viticole remarquable hérité d’une histoire de la Vigne et du Vin qui est commune aux Européens. En adhérant à l’Association ITER VITIS France et en y militant activement, la ville de Bandol s’engagerait dans une démarche en faveur d’un tourisme culturel et humain centré sur la vigne et le vin et animé par un important réseau européen d’acteurs publics et privés.

-RECEVIN, qui est le réseau des villes européennes du vin, implanté dans 11 Pays et fédérant plus de 800 villes en Europe. Le réseau RECEVIN a pour objet de faire connaître aux institutions européennes les besoins des territoires viticoles et de renforcer la voix des villes viticoles en Europe. RECIVIN organise également la journée européenne du tourisme viticole et élit chaque année la ville qui reçoit le titre envié de « ville européenne des vins » de l’année en cours.

Ainsi, au même titre que l’intercommunalité, la dimension européenne fait-elle partie aujourd’hui de l’environnement que la commune de Bandol doit obligatoirement prendre en compte, faute de quoi elle risque bien de passer à côté de son époque.

En conclusion, voilà, brossées à grands traits, les actions que la liste de Bandol Ambitions propose en faveur de l’Appellation Bandol.

Marc Bayle et ses colistiers savent bien que la Ville et l’Appellation ont partie liée et sont indissociables, tant leurs intérêts sont convergents. La ville de Bandol, sans se substituer à l’initiative des professionnels de la vigne et du vin, doit accompagner leurs projets, au besoin aider à leur financement et surtout les diffuser pour leur donner une dimension nationale, voire internationale.

Mais, pour continuer cette belle aventure commune, encore faut-il que la Ville de Bandol regagne durablement la confiance des viticulteurs en leur prouvant qu’ils sont réellement chez eux dans la capitale du Bandol.

Pierre Lasserre
Membre de la liste « Bandol Ambitions ».

LE COVID VU PAR LES MEDECINS BANDOLAIS

LE COVID VU PAR LES MEDECINS DE FAMILLE A BANDOl

L’état de santé général de la population de Bandol, identifié par les médecins généralistes, les avait plutôt conduits à lutter contre les maladies dégénératives liées à l’âge. La lutte contre les maladies infectieuses semblait en effet gagnée depuis le traitement réussi du VIH et peu de personnes mourraient d’infection. 

Au début de l’infection par la covid, nous médecins Bandolais avons été assez désarmés : cette maladie était inconnue et nous avons beaucoup observé. Elle apparaissait, au début, comme une infection de type grippal, ce qui s’est avéré faux, et beaucoup plus complexe, avec des atteintes multi -viscérales peu habituelles. 

Nous avons donc appris « sur le tas », à l’instar d’ailleurs, de nos confrères hospitaliers. Les différents traitements proposés, même les plus médiatiques, nous ont également beaucoup interrogés. 

Combien de malades y a-t-Il eu à Bandol ? 

L’Agence régionale de santé nous a invités à observer une certaine discrétion quant à la localisation des communes de résidence des cas positifs afin de ne pas créer de sentiment d’insécurité. 
On peut se baser toutefois sur l’expérience des médecins généralistes qui travaillent sur Bandol.
Après concertation, nous avons observé que chacun d’entre nous a dû suivre environ dix à quinze patients « covid « durant la période de mars-avril. 
Pour un grand nombre de ces cas, il s’agissait de suspicion, les tests en début d’épidémie étant difficiles à pratiquer par manque de moyens. 

Il est à noter également notre pauvreté d’alors en moyens de protection, les seuls masques à notre disposition étant ceux qui avaient été donnés par la commune de Sanary. 

A notre connaissance, un seul patient est décédé à l’hôpital Sainte -Musse, et, dans la plupart des cas, l’état de santé des patients s’est amélioré spontanément.
Durant cette période, les cabinets se sont littéralement vidés, les autres pathologies semblant s’être volatilisées. Cela nous fait craindre d’avoir à gérer ultérieurement des situations de santé dégradée par manque de suivi. 

Une deuxième vague infectieuse est-elle possible ? En automne lors du retour du froid ? 

Comme les nombreuses interrogations déclenchées lors de cette épidémie, celle-ci ne sera tranchée que par l’expérience.

 

 

Dr Philippe LEFEVRE
Médecin généraliste
Intervenant au SAMU 83

Dr Frédérique CONNAT
Médecin généraliste

Dr Pierre CARBONEL
Médecin généraliste

Dr Patrice Zoro
Médecin généraliste

LA CRISE DU PANGOLIN

Nous vivons à l’évidence une crise sans précédent. Le fléau du coronavirus bouleverse nos vies et nos esprits. Il nous a révélé le défaut, du moins partiel, de maitrise de ce que nous croyions contrôler.

L’être humain redécouvre qu’il peut être menacé à grande échelle par un virus, plus petite forme vivante, utilisant les cellules d’autres êtres vivants pour se multiplier.

Il serait normal de penser, avec l’apparition de cette tragédie, que nos horizons soient obscurcis. Au contraire, nombreux sont ceux qui profitent de ce moment, de cette bulle de temps pour réfléchir au monde d’après.
La crise sanitaire actuelle, qui sera suivie, à n’en pas douter, d’une crise économique (Selon la dernière enquête de la Banque de France ,l’estimation de croissance pour le premier trimestre 2020 s’établit à -6% ), interroge sur notre mode de développement, nos modes d’organisation sociale et sur le rôle des Etats et des collectivités publiques.

La rupture devra faire émerger un nouveau monde qui nous reste à inventer.

LA MONDIALISATION

Elle a instauré un dogme : tout doit fluctuer, sans répit et sans entrave. Circuler est bon.

Et puis, soudain, les rouages se grippent à cause d’un minuscule organisme vivant. Comme toutes les portes sont ouvertes, il circule, tirant sa force de sa propagation rapide. Dans un milieu naturel isolé, il serait inaperçu, comme tant d’autres organismes qui les peuplent. Mais dans un espace entièrement humanisé mais ouvert aux quatre vents, il crée un séisme socio-politique. Comme le touriste, le container ou l’information, il se répand.
Il se comporte de manière rapide et toxique, à la manière d’un tweet.

Nous avons compris que le virus qui attaque les humains provient de la nature, d’un pangolin ou d’une chauve-souris qui ne demandaient qu’à rester tranquilles.
Pestes et choléra ont fauché l’humanité depuis des siècles dans une succession de désastres et de renaissances qui ont rythmés l’histoire. Mais ces maladies n’avaient pas la rapidité de propagation de la crise actuelle, liée à l’organisation globale du monde. Le virus emprunte les mêmes chemins que ceux de l’échange frénétique.
Sa propagation massive n’est pas un accident.

QUE FERONS NOUS DE CETTE EPREUVE ?

Elle nourrit des dénonciations fortes, celles des défaillances de notre modèle, liées à une inversion des priorités, privilégiant la course économique et en négligeant la santé des populations et la recherche du bonheur. Ce sont pourtant les piliers de l’humanisme.
Elle signe la fin d’un cycle ou l’on pensait que le marché, la « main invisible » d’Adam Smith, allait tout réguler.

Pour changer notre modèle d’organisation, l’une des solutions appelle le renforcement de la puissance publique qui devrait soutenir et réguler les activités stratégiques pour la vie du pays. Pensons à l’industrie du médicament ou à l’agro-alimentaire. Relocaliser des filières de production responsables écologiquement sera un véritable sujet.

Nous associons aisément crise du coronavirus et crise écologique.

L’expérience du confinement et le ralentissement considérable de l’activité nous amènent à prendre la mesure des baisses de dioxyde de carbone et des oxydes d’azote émises. Ceci est la toise des efforts à accomplir pour améliorer notre monde.

Le confinement remet en question notre relation au travail, aux autres et aux priorités de la vie. Ce temps suspendu permet d’imaginer le monde d’après qui serait fait d’empathie envers les autres et de protection de la Planète. C’est le monde de Bandol ambitions.

Docteur Philippe Lefevre
Intervenant au SAMU 83

LA COOPERATION ET LA SOLIDARITE PAR GROS TEMPS


L’équipe de Bandol Ambitions, conduite par Marc Bayle, salue la création par la Région Sud (PACA) et la Banque des  territoires d’un fonds régional « COVID Résistance », destiné à soutenir les entreprises et les associations impactées par le COVID.

La communauté d’agglomération du Sud-Sainte-Baume est associée à ce fonds.

Loin des postures autarciques, nous devons, par gros temps, renforcer notre coopération avec les collectivités environnantes;

LANCEMENT DU FONDS RÉGIONAL  » COVID RÉSISTANCE « 

La pandémie mondiale du virus COVID-19 engendre une crise sanitaire majeure aux conséquences sociales, financières et économiques sans précèdent. Nos entreprises, notamment les TPE PME qui constituent le socle de notre économie régionale et de nos emplois sont touchées de plein fouet. C’est dans ce contexte d’urgence, que la Région Sud et l’Etat ont présenté lundi 30 mars, devant la Task Force économique régionale, l’ensemble du dispositif Etat-Région en soutien à toute l’économie régionale.

Renaud MUSELIER, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Président de Régions de France, annonçait lundi après-midi, en soutien des mesures nationales, la mise en place d’un Plan d’urgence, de solidarité et de relance. Aujourd’hui, Renaud MUSELIER, appelle les territoires à rejoindre la dynamique initiée par la Région.

« Plus que jamais, dans cette période de crise inédite nous devons faire preuve de méthode et d’unité. La Région, cheffe de file du développement économique sur l’ensemble du territoire, accomplit son rôlede fédérateur en renfort de l’Etat, en mettant en place d’une part un Plan d’urgence et de solidarité capable d’amortir le choc de cette crise, mais également un Plan de relance et d’investissement, dotés d’1,4 milliard d’euros. Cet engagement sans précédent ne peut réussir que si nous jouons collectif. C’est la raison pour laquelle j’appelle l’ensemble de nos territoires à rejoindre la dynamique régionale initiée avec l’Etat. En unissant nos forces et la connaissance de nos territoires, nous aurons un effet démultiplicateur et c’est ainsi que nous permettrons à notre économie de survivre et de rebondir.

Ainsi, nous avons créé le Fonds « COVID Résistance » doté de 20 millions d’euros par la Région Sud et la Banque des Territoires. Il est bâti sur un modèle similaire au Fonds « Résistance » mis en place par le Président de la Région Grand Est, Jean ROTTNER. Ce dernier a déjà levé 44 millions d’euros. Les dossiers sont co-instruits Région-Territoires, au plus proche des besoins, permettant de doubler la mise des collectivités territoriales.

Sur la base d’une contribution de chacune des collectivités de notre région à hauteur de 2 euros par habitant, le montant disponible pourrait atteindre 40 millions d’euros. Ce Fonds doit permettre d’apporter une réponse complémentaire au Fonds national d’urgence déployé avec l’Etat et pour lequel la Région Sud abonde à hauteur de 18 millions d’euros. Il permettra d’irriguer au plus proche des besoins de chacun de nos territoires.

Aussi, avec les différents dispositifs de l’Etat, notre plan Marshall régional et le Fonds « COVID Resistance » nous devons pouvoir créer un effet d’entraînement qui permettra de faire survivre notre maillage territorial. C’est l’engagement de tous qui nous permettra de ne laisser personne sur le bord du chemin » a déclaré Renaud MUSELIER, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Président de Régions de France.

CORONAVIRUS- PHILIPPE LEFEVRE, URGENTISTE, AMI ET COLISTIER DE MARC BAYLE, TEMOIGNE

VIVRE L’EVENEMENT : LE CORONAVIRUS

Il est dans la nature de l’homme d’endurer patiemment la nature des choses écrivait Jean-Jacques Rousseau. 

Je suis médecin généraliste, installé à Bandol, et je travaille aussi au centre de régulation du Samu du Var. Ce qui me donne des angles de vue différents au sujet de ce qui nous préoccupe tous en ce moment : la grave épidémie, celle du coronavirus. 

Le coronavirus n’a pas de morale, pas de projet politique, pas d’intention maléfique. Il est simplement une forme de vie qui cherche un chemin pour se développer. 

L’observation de l’épidémie, quand on est médecin de ville, montre qu’un grand nombre de patients développent des formes bénignes. Ces signes peu sévères sont le plus souvent portés par des sujets jeunes. Il s’agit d’une association de toux, de fièvre, de courbatures, de troubles digestifs.

Il n’en est pas de même à l’hôpital où les patients plus atteints sont transportés pour qu’une évaluation et un test de confirmation soient effectués. J’ai été frappé par la violence et la rapidité de la réaction hyper immunitaire qui, chez les patients graves, flambe leurs poumons en quelques heures ou jours. 

LES GESTES-BARRIERE ET LA PROTECTION 

Les gestes-barrière qui nous ont été montrés et répétés de si nombreuses fois prennent à la lumière de cette expérience tout leur sens. Ne pas transmettre passe par la distanciation sociale, le port des masques et le lavage des mains. 

J’ai d’ailleurs eu la chance de pouvoir distribuer aux professionnels de santé de Bandol une grande quantité de masques qui ont été offerts par la communauté d’agglomération du Sud-Sainte-Baume.
Ce geste a-t-il permis d’épargner quelqu’un ? 

La plupart des virus ont une origine très ancienne et circulent dans les circuits de nos échanges mondialisés. Anciennement captifs de la faune ou la flore, ils étaient restés longtemps isolés. La déforestation, l’intégration d’espèces dans nos échanges commerciaux ont contribué à disséminer ce type de virus.
Ensuite, en passant d’une espèce à l’autre par le biais de mutations génétiques, ils finissent par franchir la barrière humaine. 

LA PANDEMIE ACTUELLE, QUE NOUS DEVONS AFFRONTER, FAIT PARTIE INTEGRANTE DE LA CRISE ECOLOGIQUE.

C’est donc la transformation de la nature par l’activité humaine qui déclenche les mutations, conduisant à la création de nouveaux virus, mutations qui n’avaient pas lieu d’être auparavant. La pandémie actuelle, que nous devons affronter, fait partie intégrante de la crise écologique. 

Il est possible que l’espoir vienne de nos jeunes. Une partie de la population ayant acquis des anticorps, une immunité de groupe va naitre et protéger la population toute entière ; y compris les plus âgés. Est-ce que c’est ce qui s’est passé en Chine ?
La disparition soudaine de l’épidémie ne peut être seulement liée aux mesures drastiques prises par les autorités. L’espoir de voir disparaitre la crise brutalement est réel. 

En attendant, il faut s’investir pour atténuer les effets catastrophiques de ce virus à l’échelon individuel. Travailler en groupe, s’organiser, diminuer les effets de l’infection, tel est mon objectif pour le moment. Il y aura des leçons à tirer. Notre impact environnemental devra être diminué. 

Sera-t-il encore une bonne option que de bétonner le bord de mer ? En attendant, notre temps libre nous permettra de relire « La peste » de Camus. La palette des réactions humaines face à un confinement y est tellement bien exposée. 

Docteur Philippe Lefevre
Médecin généraliste à Bandol
Intervenant au Samu du Var

Reconnaissance à nos « héros du quotidien » de Bandol

L’équipe de Bandol Ambitions, conduite par Marc Bayle, tient à exprimer sa profonde reconnaissance aux personnels de santé et aidants, des services publics municipaux et étatiques, des forces de sécurité, policiers et pompiers, des commerces, participant notamment à la distribution de l’alimentation (caissières, salariés), des transports, du service de nettoyage de la voirie, qui assurent leur service à Bandol et sont au travail pour garantir la continuité des activités vitales dans les circonstances exceptionnelles liées à la pandémie. Ce sont nos « héros du quotidien ».

Dans ce cadre, et parmi eux, nous saluons également l’engagement de trois des membres de Bandol Ambitions, les docteurs Philippe Lefevre et Frédérique Connat, ainsi qu’Audrey Vacance, infirmière, qui sont au service des Bandolais sur le front du Covid 19. 

Nous prions les Bandolaises et les Bandolais de rester chez eux. Il convient de respecter absolument les règles de confinement. Nous devons aussi rester attentifs et faire attention à ne pas partager les rumeurs.

Prenez soin de vous, de vos proches et de votre entourage.
Bandol Ambitions reste à votre disposition par téléphone : 07 68 70 92 75
et par courriel : contact@bandol-ambitions.fr 

REFLECHIR DES MAINTENANT AUX MOYENS D’AIDER NOS ENTREPRISES, NOS COMMERCANTS ET NOS INDEPENDANTS A TENIR LE CHOC

ENTRETIEN AVEC MARC BAYLE

Quelles leçons tirez-vous des résultats de ce premier tour ? 

D’abord, je note le très grand civisme des Bandolais, quel que soit leur vote. La participation est somme toute élevée étant donné les circonstances, beaucoup plus forte en tout cas que dans les communes voisines. Malgré cette affluence relative, les Bandolais ont eu un comportement exemplaire dans les bureaux de vote. Et bien sûr, nous avons tous une pensée pour ceux qui voulaient voter mais qui n’ont pas pu le faire, soit par souci de protéger leurs proches, soit parce qu’ils font partie des publics exposés.

Dans ces circonstances, le vote de dimanche témoigne d’une insatisfaction profonde par rapport à la gestion sortante, une gestion majoritairement rejetée parce que beaucoup trop distante et surtout beaucoup trop clivante. Déjouant tous les pronostics, et notamment la fameuse « prime au maire sortant », très forte partout ailleurs, les Bandolais nous ont placé dans une position idéale pour rassembler ceux qui veulent une gestion plus rénovée, plus ambitieuse. Une gestion apaisée aussi qui sache réunir les Bandolais autour de priorités simples : sécurité renforcée, rééquilibrage entre les quartiers, plus grande prise en compte des questions environnementales, relance de notre attractivité économique.

Quelle sera votre campagne de second tour ? 

La tenue d’un second tour est plus qu’incertaine, cela n’échappe à personne. Dans ce contexte, évitons les postures, quelles qu’elles soient. Sur le plan sanitaire, je fais pleine confiance à la préfecture du Var, à l’Agence régionale de santé (ARS) et aux autorités communales pour faire ce qu’il faut. Tous les candidats ont développé pendant cette campagne des réseaux sociaux à l’audience importante, à l’échelle de notre commune bien sûr. Je relaierai sur les miens toutes les consignes de sécurité venant de l’État. J’invite chacun à faire de même. Dans les circonstances actuelles, tout geste a son utilité.

Comment abordez-vous la perspective de cet éventuel report. 

Il faut mettre à profit ce moment où la vie politique est entre parenthèses pour réfléchir aux moyens d’aider les Bandolais à traverser cette épreuve. Pendant et après la crise sanitaire. Ma priorité sera d’aider les commerçants, les entrepreneurs et tous les Bandolais à tenir le choc économique que cette crise nous impose. Cela voudra dire décaler, peut-être, quelques projets d’urbanisme d’un ou deux ans pour donner la priorité à la maîtrise de la pression fiscale. Cela voudra dire aussi, dans la mesure où la loi le permet, aider directement et individuellement nos entreprises et nos indépendants. Cela voudra dire enfin mettre à disposition toutes nos compétences administratives pour aider les Bandolais dans leurs démarches d’après-crise. Il va y avoir, une fois la vague sanitaire passée, des dispositifs d’État sans doute importants mais forcément complexes.

Je souhaite que l’administration municipale soit mise à disposition des Bandolaises et des Bandolais pour les aider à s’y retrouver et à obtenir ce à quoi ils ont droit. Les maîtres-mots de notre réflexion commune doivent donc être union, rassemblement et solidarité.