Quelques « brèves » des élus d’opposition « Bandol Ambitions »

Petit clin d’œil sur la nature du magazine municipal, le Mag Bandol : une contribution ambiguë à la démocratie locale à Bandol

Trop souvent, la gazette municipale a tendance à ériger le maire en totem, s’attachant à le faire apparaître comme le représentant de tous, au service de tous. Il n’y a évidemment aucune symétrie entre la parole du maire, par ailleurs puissamment aidée par la presse locale, et celle de l’opposition, quand bien même celle-ci a droit de cité dans le bulletin municipal. Le premier parle en surplomb, parle en premier (dans son éditorial), sous une posture hiératique, censé dire « l’intérêt général » La seconde se voit conférer le rôle, parfois jugé dévalorisant, de messager du malheur, (tout ne va pas si bien que ça !).

Et pourtant une société locale est plurielle, la démocratie se doit de célébrer ce pluralisme. Et parfois, le bulletin municipal ne donne pas à voir les réalités locales. Il accrédite la vision simpliste d’un pouvoir municipal souverain, qui connaît les problèmes, qui contrôle les ressources disponibles, alimentant la prétention des élus à s’attribuer l’ensemble des réussites locales.  

Petit clin d’œil aussi sur le droit d’information des élus d’opposition

Le Conseil d’Etat a posé le principe que les conseillers municipaux ont le droit d’être informés de tout ce qui touche aux affaires sur lesquelles ils sont appelés à délibérer dans des conditions leur permettant de remplir normalement leur mandat.

Il reconnaît ainsi aux membres du conseil municipal un droit à l’information plus étendu que celui du simple administré puisqu’il implique une information préalable sur le dossier relatif à un projet de délibération.

Du discours aux actes

Il y a les objectifs annoncés comme ceux du PLU : Réaliser des ilots de fraîcheur en plantant largement les espaces publics, désimperméabiliser les sols, assurer des continuités végétales…

Et les actes sur les derniers aménagements : voie douce réalisée en béton, trottoirs en granit de Chine.

Il y a les projets structurants, contribuant à l’image de la ville qui nécessitent d’être inscrits dans une réflexion globale et une concertation. 

Les discours annonçaient la surélévation du stade: impossible dans les faits.

Un nouveau discours envisage le déplacement du stade, mais dans quel but ?

Si un pôle mer doit être réalisé et ce serait nécessaire, il serait à localiser en entrée est de la Ville où des parkings existent et dont le nombre peut s’accroître.

Et puis, il y a les quartiers. Faut-il rappeler que les Bandolais vivent aussi dans les quartiers, dans tous ces lieux qui ne sont pas le front de mer. C’est même leur quotidien. Et les aménagements à engager répondent aussi au souci de l’intérêt général brandi dans les discours.

L’objectif de création d’ilots de fraîcheur peut -il être suivi d’effet ? selon quel programme, quel échéancier ? Cesprojets, s’ils sont envisagés, concernent, au premier chef les Bandolais et devraient faire l’objet d’information suffisamment en amont pour que des ajustements puissent être faits avant exécution. Il est grand temps de planter les voies, de penser, dans tous les quartiers à la sécurisation des piétons, à la circulation des 2 roues, à l’amélioration des écoulements pluviaux. Peut-on, par exemple, laisser l’est de la rue Marçon avec 30 cm d’eau à chaque orage? Penser en bref, au confort des Bandolais !

La densification de certains quartiers est-elle inéluctable?

La réalisation de logements sociaux est impérative, mais sans nuire à la qualité intrinsèque de l’habitat bandolais qui ménage presqu’en tous lieux des vues sur mer. 

Il s’agit de d’adapter les règles suivant les zones de densification :

  1. Augmenter les emprises quand il faudra ménager les vues sur mer et compenser les imperméabilisations par une végétalisation accrue comme dans le secteur de l’ancienne pouponnière ,
  2. Augmenter les hauteurs quand il n’y a pas de risque d’obstruer les vues sur mer.

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